Management de la recherche

Coopération internationale :

- Carrière entièrement consacrée à la coopération scientifique Nord-Sud

- Expérience du dialogue et de la négociation interculturels

- Directions d’institutions et/ou de programmes menant des activités en coopération avec des pays d’Afrique, d’Amérique du Sud et d’Asie

- Signatures de très nombreuses conventions avec des institutions nationales et internationales des pays du Sud et du Nord

- Travaux de recherche en partenariat avec diverses institutions d’Afrique et d’Amérique latine

- Activités de représentation, à l'origine de nombreuses collaborations scientifiques et techniques

Recherche

- Recherches personnelles et collectives (direction d’équipes) sur les formations superficielles des régions tropicales (cartographie des sols ; pétrologie des latérites ; structure et propriétés des matériaux des environnements tropicaux ; …)

- Applications diverses de ces recherches : état, usage, valorisation, gestion et protection de l’environnement

- Encadrement d’étudiants (maîtrise, DEA, doctorat) et participations à des jurys de thèse

- Enseignements (3ème cycle)

- Nombreuses publications

- Organisation de - et participation à - diverses manifestations scientifiques nationales et internationales

Fév. 2003 – Août 2008 : Direction de l’Institut Français de Pondichéry (Inde) (www.ifpindia.org)

- Descriptif de l’établissement : Principal centre de recherche du MAE. Recherches, valorisation et formation sur l’environnement et le développement durable (Ecologie), les dynamiques sociales contemporaines (Sciences Sociales) et les savoirs et le patrimoine culturel indiens (Indologie) en Asie du Sud et du Sud-Est. 80 personnels « permanents », dont 10 expatriés ; 150 chercheurs associés à ses projets ; accueil de nombreux stagiaires (post-doc. / Doc. /Masters) et chercheurs de diverses nationalités, pour des séjours de durée variable. …

- Termes de références (fixés par le Ministère des Affaires Etrangères) : restructurer et moderniser l’Institut (accroissement de sa lisibilité et de sa visibilité) ; développer les partenariats (notamment ouverture sur l’Europe et l’Asie du Sud et du Sud-est) ; rechercher l’excellence scientifique (production au niveau international) ; rechercher des financements extérieurs (hors subvention d’Etat) ; ….

- Résultats obtenus: The French Institute of Pondicherry is emerging as a major player in Indo-French cooperation (focus Frontline, août 2006)

. Réforme en profondeur de la structure et des modes de fonctionnement de l’Institut : mise en place d’une politique par objectifs (substitution d’une logique d’objectifs à une logique de moyens) ; mise en ouvre d’une « culture de projets » ; recentrage des projets sur un nombre réduit de thèmes « porteurs » (accent sur l’excellence, la mobilisation de partenaires, les transferts possibles vers la société civile) dans une perspective de « développement durable » ; lancement de projets pluridisciplinaires innovants ([1]) ; optimisation des ressources humaines, financières et matérielles ;

. Création de deux structures d’appui à la recherche solides : un Laboratoire d’Informatique Appliquée et de Géomatique ; un Centre de Ressources Documentaires intégré et totalement informatisé ;

. Elargissement et formalisation du réseau de partenaires institutionnels : plusieurs dizaines de conventions signées ; hausse spectaculaire de l’accueil d’étudiants (post doc. doc. masters) ;

. Accroissement considérable des financements extérieurs : 30 conventions de co-financement signées (dont : UE, Ford Foundation, ANR, BIT/ILO, agences gouvernementales indiennes) ; 65% des dépenses de fonctionnement des projets de recherche couverts par ces ressources en 2006 ;

. Lancement d’une politique ambitieuse de communication et de diffusion des connaissances et des savoir faire : publications (articles dans des périodiques à audience internationale et ouvrages) en hausse constante ; lancement de supports multimédia (CD-ROM et logiciels « open source » sur WEB) ; organisation de manifestations scientifiques nationales et internationales sur des thèmes variés ; efficacité accrue de la communication, en interne et en externe (WEB, communiqués de presse, …) ;

. Inscription (2003) de la collection de manuscrits sur feuilles de palmes de l’IFP au registre de la « Mémoire du Monde » de l’UNESCO et affiliation à l’Agence Universitaire Francophone (2004)

Mai 1998 – Janv. 2003 : Direction Générale de L’Institut de Recherche pour le Développement (ORSTOM / IRD) (www.ird.fr) :

- Descriptif de l’établissement : Etablissement public français à caractère scientifique et technologique (EPST), placé sous la double tutelle des ministères chargés de la Recherche et de la Coopération. Remplit des missions de recherche, d'expertise et valorisation, de soutien et formation et d'information scientifique centrées sur les relations entre l'homme et son environnement dans les pays du Sud dans l'objectif de contribuer à leur développement. Six grandes thématiques : aléas environnementaux et sécurité des populations ; gestion durable des écosystèmes ; ressources et usages des eaux continentales et côtières ; sécurité alimentaire ; santé (épidémies, maladies endémiques et émergentes, systèmes de santé) ; enjeux économiques, sociaux, identitaires et dynamiques spatiales. Réseau de partenaires et interventions dans une cinquantaine de pays (Afrique, Amérique latine, Asie, Océanie) ; 35 centres et représentations (France, DOM-TOM, étranger). 2500 agents, dont 800 chercheurs et 800 ingénieurs Français. 1250 MF de budget total.

- Termes de références (fixés par le Ministère de l’Education Nationale, de la Recherche et de la Technologie, MENRT) : Réformer en profondeur l’institution, notamment en l’ouvrant largement en direction de ses partenaires institutionnels français (établissements d’enseignement supérieur et de recherche) et de ses partenaires du Sud, en améliorant de façon substantielle ses procédures d’évaluation scientifique, en redéfinissant ses missions pour réaffirmer sa spécificité : celle d’un établissement de recherche à part entière, d’une recherche fortement finalisée par son nouveau nom “ d’Institut de Recherche pour le Développement ” (IRD), … ;

- Résultats obtenus: « L’ORSTOM était menacé dans son existence même. L’IRD, dont les fondations ont été fermement établies, est désormais au premier rang des institutions de recherche reconnues » ([2]).

. Refonte des textes statutaires (dont deux décrets et trois arrêtés ministériels)

. Mise en place de nouvelles structures opérationnelles : (i) 93 unités de recherche (UR) ou de service (US), dont 1/3 mixtes avec diverses universités, le CNRS, l’INRA et le CIRAD ; (ii) cinq départements scientifiques : trois pour organiser et animer la recherche (Milieux et Environnement ; Ressources Vivantes ; Sociétés et Santé) ; un chargé des fonctions d’expertise et de partenariat économique et social ; un ayant la responsabilité de la formation à et par la recherche des cadres du Sud ;

. Mise en place de nouvelles instances d’évaluation : (i) 6 commissions d’évaluation indépendantes et aux missions renforcées : 4 Commissions Scientifiques Sectorielles (Sciences physiques et chimiques de l'environnement planétaire ; Sciences biologiques et médicales ; Sciences des systèmes écologiques ; Sciences humaines et sociales) ; 2 Commissions de Gestion de la Recherche et de ses Applications (Expertise et Ingénierie ; Administration et Gestion) ; (ii) un Conseil Scientifique, instance de réflexion et de proposition en matière de politique scientifique et de sélection in fine des projets et des candidats directeurs des UR et US ;

. Rénovation de l’architecture de l’Administration : (i) réorganisation des services du siège : mise en place de deux grands ensembles d'entités permettent d'assurer les "fonctions ressources", celles essentiellement tournées vers l'extérieur (direction des personnels et délégations aux relations internationales, à l'outre-mer, à l'information, à l’information et la communication et aux systèmes informatiques) et celles organisant la vie à l'intérieur de l'Institut (cinq services) ; (ii) aménagement des procédures (déconcentration administrative, gestion des UR/US, descriptif des activités des personnels, suivi des conventions, affectation, accueil, …) ; (iii) amélioration de la gestion de l’emploi (révision des procédures de recrutements et de promotion ; résorption de l’emploi précaire ; (iv) lancement d’un Plan de Modernisation et de Simplification Administrative (PMSA) et d’un Schéma Directeur des Systèmes d’Information (SDSI) ;

. Renforcement des partenariats par de nombreux accords inter institutionnels (France et étranger) ;

. Elaboration d’un contrat quadriennal entre l’IRD et l’Etat.

Juin 1993 – mai 1997 : Direction de l’Unité de Recherche « Géosciences de l’Environnement Tropical » (ORSTOM)

- Descriptif de l’unité : 55 chercheurs et techniciens et 25 allocataires de recherche menant des recherches sur les processus d’altération et d’érosion de sols de la zone intertropicale et les enregistrements des variations locales et globales du climat (sédiments, coraux). Terrains en Afrique Centrale et de l’Ouest, au Brésil, dans les pays de l’Arc andin, en Océanie.

- Termes de référence (fixés par la Direction Générale de l’ORSTOM) : affirmer le « leadership » de l’ORSTOM dans l’étude des formations superficielles des pays tropicaux ; regrouper pour ce faire, dans le cadre d’un l'axe de recherche "Variabilité et Évolution de l'Environnement Naturel" du Département Terre-Océan-Atmosphère, les programmes pour lesquels la dimension historique (échelle géologique) de la variabilité et de l'évolution de l'environnement naturel est une problématique centrale ; créer une plus grande dynamique scientifique vis-à-vis des partenaires de l’Institut.

- Résultats obtenus:

. Définition d’une nouvelle stratégie scientifique : recentrage des projets des équipes, au plan thématique comme au plan géographique (ateliers communs ; pluridisciplinarité ; permanence sur le terrain) ; clôture de certains projets ; reformatage et réorganisation des projets restant selon 3 axes: (i) le fonctionnement des sols ; (ii) le comportement supergène des substances utiles (métallogénie); (iii) les paléo-environnements et les paléoclimats ; ouverture thématique (lancement d'un programme sur les pollutions et la protection de l'environnement) ;

. Amélioration des performances : meilleure visibilité des programmes ; optimisation des moyens humains ; adaptation des structures à l'évolution des disciplines ; accroissement de l'efficacité scientifique par une utilisation de technologies sophistiquées et adaptées (approches géophysiques, géochimiques, minéralogiques, hydrologiques ; modélisation / quantification) ;

. Développement de démarches pluridisciplinaires : insertion de plusieurs projets dans les « grands programmes » nationaux ; accroissement substantiel du nombre et du niveau des publications ;

. Renforcement du partenariat : choix pertinent des partenaires ; accroissement du nombre de chercheurs étrangers et de doctorants accueillis ; accentuation des actions de formation ; développement des transferts techniques.



([1]) Usages et gestion de la biodiversité (approche quantitative), expertise taxonomique (usage des NTIC), plantes médicinales en Ecologie ; traditions médicales en Asie du Sud, aspects sociaux de la transmission du sida, épidémiologie spatiale (maladies à vecteurs), travail et microfinance, développement urbain et gestion sociale de l’eau en Sciences Sociales ; atlas historique (numérique) et héritage architectural et religieux de l’Inde du Sud en Indologie.

([2]) A la demande du Comité Interministériel de Coopération Internationale et du Développement (CICID), l’IRD a créé une Agence Inter-établissements de Recherche pour le Développement (AIRD) ayant pour mission d’amplifier l’effort de recherche nationale pour le développement (mobilisation de l’ensemble des acteurs de la recherche française ; mutualisation des compétences et des moyens des universités et des grands organismes).